Michael Moore
Salut tout le monde!Depuis que George Bush est au pouvoir, un nom lui est associé, aussi militant que Sean Penn, Susan Sarandon, plus frappant que la Winchester de Charlton Heston, plus avant-coureur que Phil Knight, ses films dénonçant les dérives américaines nous laissent plus bouche bée que ne le ferait un bretzel.
Tout a commencé dans sa ville natal, Flint, Michigan. Son père travaille chez General Motors, qui sera à l'origine de son premier succès commercial, "Roger et moi". A 18 ans, il est élu au conseil d'amnistration de son université, fonction qu'il prendra pour défendre les élèves, victimes des actions commerciales dans les établissements scolaires.
Il réalise en 1995 une fiction moins connu que son premier film : Canadian Bacon. Mais, c'est The Big One, en 1999, qui le fera connaître. En effet, il dénonce les pratiques douteuses de certaines multinationales qui nikent les classes populaires en délocalisant sa production à l'étranger (Corée, Asie du sud est...). Le géant de la godasse l'attaquera en justice mais perdra, obligé de mettre fin au travail des gosses.
A l'élection américaine de 2000, il ne soutient ni les Républicains, ni les Démocrates, mais Ralph Nader, le candidant écologiste. Les années Bush font son fond de commerce et de publicité.
La tuerie du lycée de Columbine en 1999 (13 morts) sera le sujet de son prochain film : Bowling for Columbine. Un succès international qui fait réagir sur le port de l'arme aux USA, un des fondements du pays.
Finalement, pour contrer Bush aux élections de 2004, il réalise Fahrenheit 9/11. Sans pour autant empêcher le républicain de gagner, il acquiera une palme et l'estime international, même si son documentaire est considéré (à tort, pourtant!) comme pro-démocrate. En effet, il critique aussi bien les actions des républicains, que l'inaction des démocrates. Des experts américains ont visualisé le film pour y découvrir la véracité des dires, ils n'y ont trouvé aucune erreur...
Je vous conseille de visionner le DVD de ce film et plus particulièrement les bonus qui donnent une autre vision, un autre regard sur le monde d'aujourd'hui (l'analyse d'Alexandre Tylski est percutante!, une vision des Arabes à Manhattan...)
Mais une question se pose : serait-il profiteur (à Demi) du phénomène Bush pour profiter du capitalisme (succès en librairies, au cinéma...)? Il a au moins le mérite d'éclaicir le côté obscur du bon côté de l'Axe du Mal... Il fallait bien une suite à l'Empire du Mal de Ronald Reagan (tiens! un républicain, aussi!)
Qu'est-ce qu'un livreur de Pizza et un gynécologue ont en commun ?
- Ils peuvent tous les deux la sentir, mais ils ne peuvent pas la bouffer.
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